08 Août 2006

 
Cinéma : Pirates des Caraïbes 2
 
 

La motivation : Entre les souvenirs du premier opus (plouf plouf entre Johnny et Orlando, une oie, deux oies, trois oies... c'est toi !) et son revisionnage en dévédé, j'attendais beaucoup de ce Disney plutôt atypique.

Le pitch : Will et Elizabeth sont sur le point de convoler lorsqu'un odieux chantage les oblige à se lancer sur la piste de Jack Sparrow. Ce dernier essaye désespérément de sauver sa peau suite à un pacte qu'il a signé jadis avec l'affreux Capitaine Jones, le maître des sept mers à tête de poulpe...

Si pour le premier volet, on pouvait saluer la prise de risque à créer un héros aussi nuancé que Sparrow (c'est un Disney, rappelons-le), ici on ne peut que remarquer la démarche de creuser le filon et traire la vache aux œufs d'or.
Alors on délaye le scénario, en rajoutant des scènes, des histoires parallèles en comptant bien sur l'humour de Johnny Depp pour raviver l'attention du spectateur quand celle-ci commencera à flancher. Faut dire qu'il y arrive diablement bien le bougre. La moindre de ses apparitions, de ses mimiques de dandy pirate teinté d'un soupçon de folle rock star attitude est un régal pour les yeux. Un Chaplin sous ecsta qui se serait perdu sur Neverland. Et sa mauvaise foi! Pire que moi. Jubilatoire.

Mais sinon... pas de quoi vraiment s'enthousiasmer.
Certes les maquillages sont remarquables (suis vraiment pas prêt de manger des fruits de mer), les effets spéciaux plutôt réussis (hormis quelques gros plans sur les tentacules du Kraken qui font vraiment zoom-incrustation). J'avoue ne pas avoir arrêter de sursauter et d'afficher une mine de dégoût. Vraiment trop cracrabeurkbeurk les maquillages. Mais ça n'a jamais suffit à faire un bon film. Le secret du Coffre Maudit manque vraiment de consistance.
Et puis c'est quoi cette fin de merde?!? Je savais que les Pirates des Caraïbes 3 avait été tourné dans la foulée de celui-ci, mais je pensais que les trois films constituaient des histoires indépendantes. Cette queue de poissons à suivre après 150 minutes d'étirements m'exaspère. Pour connaître la fin de celui-ci, il faudra se taper le prochain. Bon d'accord, j'y serai tout de même allé. Mais attendre dix mois pour savoir si Sparrow a été digéré par le Kraken, si Will va libérer son père et finalement épouser Elizabeth, c'est frustrant! (Certes la réponse à ces trois questions tombent sous le sens...)

Même Orlando n'est pas parvenu à m'arracher un râle de plaisir.
Ah ma bonne dame, moi je vous le dis. Tout fout le camp!

___

Un rôle pour orpheus ?
Trop facile. La sorcière un peu vaudou dans les marécages de l'île.
Moi aussi j'aimerai être sexy comme elle, envoûtante et capable de faire trembler tout le monde avec de terriiiiiibles révélations.




 
 

Ce billet est classé dans :
Ciném'Arts

 

Les Commentaires
 
2 commentaires  
 
niklas   le : 10 Août 2006 00:54
www.niklas-blog.com
tout pareil que toi en fait... clin d`oeil

Kliban   le : 25 Août 2006 23:14
"Un Chaplin sous ecsta qui se serait perdu sur Neverland. " yeaaaah !
Moi j'me suis bien amusé, mais j'avais pas vu l précédent. Il est vrai cela dit qu'il y a deux fois la même scène (dès qu'ils arrivent sur une île, le découpage narratif semble se mettre sur des rails).



 
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